Pourquoi A2M s’engage dans l’architecture régénérative
Le monde dans lequel nous avons appris à concevoir n’est plus stable.

Pendant des millénaires, l’architecture s’est développée dans un climat relativement prévisible. Aujourd’hui, les records deviennent récurrents, les anomalies deviennent systémiques et les fluctuations s’intensifient. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère.
Dans ce contexte, continuer à construire comme si rien n’avait changé n’est plus une option.
Le secteur du bâtiment représente environ 40 % des émissions mondiales de CO₂. Mais au-delà des chiffres, il mobilise énergie, matière, eau, sol et usages. Chaque projet influence un territoire. Chaque décision engage des décennies.
La durabilité a permis des avancées majeures. Elle a réduit des consommations, amélioré des performances, introduit l’analyse du cycle de vie. Mais dans un monde déjà fragilisé, réduire ne suffit plus.
Il devient nécessaire de passer d’une logique de limitation des impacts à une logique de contribution active.
C’est dans cette perspective qu’A2M développe une approche régénérative de l’architecture.
Du durable au régénératif
L’architecture régénérative ne cherche pas uniquement à faire “moins mal”.
Elle vise à générer des effets positifs mesurables.
Cela signifie concevoir des bâtiments capables de :
- réduire drastiquement leurs besoins énergétiques,
- restaurer des cycles écologiques,
- intégrer la biodiversité,
- stocker du carbone,
- améliorer la santé des usagers,
- renforcer les dynamiques sociales locales.
Un bâtiment n’est plus considéré comme un objet isolé, mais comme un acteur d’un système vivant.

Trois piliers pour structurer l’action
L’approche régénérative d’A2M repose sur trois piliers indissociables :
Design with Climate
L’architecture est d’abord une médiation climatique.
A2M place la physique du bâtiment au cœur du projet : conception passive, enveloppes performantes, anticipation des scénarios climatiques futurs, coopération énergétique territoriale. Concevoir en tenant compte du climat signifie également intégrer les phénomènes climatiques et leurs fluctuations environnantes comme des outils essentiels du processus de conception. Cela prend également en compte le carbone opérationnel et renouvelable.
L’objectif n’est pas seulement la performance.
Il est la robustesse.
Un bâtiment robuste reste fonctionnel malgré les fluctuations.
Design with Nature
Concevoir avec la nature, c’est réintégrer l’architecture dans les cycles du vivant.
Cela implique :
- privilégier le réemploi et la transformation de l’existant,
- réduire le carbone incorporé,
- intégrer la circularité dès la conception,
- restaurer les cycles de l’eau,
- favoriser la biodiversité urbaine.
Le projet devient un levier de régénération urbaine, enraciné dans l’existant, ouvert aux mutations et pleinement aligné avec les dynamiques écosystémiques contemporaines..
Design with People
La régénération est aussi sociale.
A2M conçoit des environnements favorisant :
- la lumière naturelle et la qualité de l’air,
- le confort thermique et acoustique,
- l’inclusivité et l’accessibilité,
- les interactions et la coopération.
Dans un monde instable, la richesse des interactions devient un facteur de résilience.
Une architecture informée
Cette ambition repose sur une méthode.
A2M intègre simulations climatiques, analyses du cycle de vie, indicateurs carbone, modélisations paramétriques et boucles itératives de conception. Les données deviennent un outil de décision.
Observer, simuler, ajuster, réévaluer : la conception devient un processus dynamique.
Il ne s’agit pas de produire un discours mais de démontrer une capacité d’action.



Chaque projet est stratégique
Une carrière d’architecte représente quelques dizaines de bâtiments.
Cela peut sembler peu par rapport au milliard et demi de bâtiment sur terre.
Mais chaque projet constitue une occasion unique :
- d’éviter d’ajouter de la fragilité,
- de renforcer un territoire,
- de restaurer des équilibres,
- de démontrer qu’un autre modèle est possible.
- de contamination positive.
Dans un monde fluctuant, chaque occasion de bâtir devient stratégique.
L’architecture régénérative n’est pas une utopie.
C’est une responsabilité.
