{"id":15559,"date":"2026-10-19T07:43:45","date_gmt":"2026-10-19T05:43:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.archiurbain.be\/?p=15559"},"modified":"2026-10-19T07:43:46","modified_gmt":"2026-10-19T05:43:46","slug":"habiter-la-lumiere-6-toutes-les-lumieres-naturelles-sont-elles-les-memes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.archiurbain.be\/?p=15559","title":{"rendered":"HABITER LA LUMI\u00c8RE (6) : Toutes les lumi\u00e8res naturelles sont-elles les m\u00eames ?"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><iframe loading=\"lazy\" title=\"HABITER LA LUMI\u00c8RE (6) : Est-ce que toutes les lumi\u00e8res sont les m\u00eames ?\" width=\"720\" height=\"405\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/NutFNdLOBDk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque nous parlons de lumi\u00e8re naturelle, nous avons souvent l&rsquo;impression de d\u00e9signer un ph\u00e9nom\u00e8ne unique : la lumi\u00e8re du soleil entre par une fen\u00eatre et \u00e9claire la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9alit\u00e9 est plus complexe. La lumi\u00e8re naturelle pr\u00e9sente dans un b\u00e2timent r\u00e9sulte de plusieurs composantes : elle peut provenir directement du soleil, \u00eatre diffus\u00e9e par le ciel ou encore \u00eatre r\u00e9fl\u00e9chie par le sol, les fa\u00e7ades voisines et les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments qui entourent le b\u00e2timent. Ces lumi\u00e8res ne produisent pas les m\u00eames effets \u2014 elles ne poss\u00e8dent ni la m\u00eame intensit\u00e9, ni la m\u00eame direction, ni la m\u00eame stabilit\u00e9. Pour Jo\u00ebl Sels, Senior Daylight Design Engineer chez VELUX, comprendre leurs diff\u00e9rences est indispensable pour concevoir des espaces \u00e0 la fois lumineux, agr\u00e9ables et confortables.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La lumi\u00e8re directe : spectaculaire, mais changeante<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lumi\u00e8re directe est celle que nous associons le plus spontan\u00e9ment au soleil. Elle cr\u00e9e ces taches lumineuses qui se d\u00e9placent sur les murs et les sols au fil de la journ\u00e9e, donne du relief aux espaces, fait appara\u00eetre les textures et produit des contrastes parfois tr\u00e8s forts. Une pi\u00e8ce travers\u00e9e par un rayon de soleil peut changer compl\u00e8tement d&rsquo;atmosph\u00e8re en quelques minutes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais cette lumi\u00e8re est aussi tr\u00e8s mobile : sa pr\u00e9sence d\u00e9pend de l&rsquo;heure, de la saison, de l&rsquo;orientation des ouvertures et des obstacles situ\u00e9s autour du b\u00e2timent. Une pi\u00e8ce expos\u00e9e au soleil le matin ne le sera pas n\u00e9cessairement l&rsquo;apr\u00e8s-midi, tandis qu&rsquo;une ouverture b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;un rayonnement direct en \u00e9t\u00e9 peut ne plus en recevoir en hiver. Pour en profiter intelligemment, il faut donc comprendre la course du soleil et anticiper les moments auxquels ses rayons atteindront les diff\u00e9rentes pi\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lumi\u00e8re directe est \u00e9galement tr\u00e8s intense : elle peut provoquer de l&rsquo;\u00e9blouissement et apporter une quantit\u00e9 importante de chaleur \u00e0 travers les vitrages. Mal ma\u00eetris\u00e9e, elle augmente ainsi le risque de surchauffe, particuli\u00e8rement durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est donc pas de la faire entrer sans limite, mais de pouvoir l&rsquo;utiliser lorsque ses effets sont b\u00e9n\u00e9fiques et de s&rsquo;en prot\u00e9ger lorsqu&rsquo;elle devient inconfortable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Lire aussi : \u00ab Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une ouverture peut r\u00e9ellement apporter \u00e0 une maison ? \u00bb)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La lumi\u00e8re diffuse : une ressource plus r\u00e9guli\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La deuxi\u00e8me composante est la lumi\u00e8re diffuse du ciel. Elle provient du rayonnement solaire dispers\u00e9 par l&rsquo;atmosph\u00e8re et par les nuages et, contrairement \u00e0 la lumi\u00e8re directe, ne produit pas de rayons nettement dessin\u00e9s ni d&rsquo;ombres tr\u00e8s marqu\u00e9es : elle enveloppe davantage les volumes et se r\u00e9partit de mani\u00e8re plus homog\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un pays au climat souvent nuageux comme la Belgique, cette lumi\u00e8re constitue une ressource essentielle : m\u00eame lorsque le disque solaire n&rsquo;est pas visible, le ciel continue \u00e0 \u00e9clairer les b\u00e2timents. G\u00e9n\u00e9ralement plus douce et plus stable que le soleil direct, elle permet d&rsquo;obtenir un \u00e9clairage r\u00e9gulier, particuli\u00e8rement int\u00e9ressant dans les espaces de travail, les \u00e9coles, les ateliers ou les pi\u00e8ces o\u00f9 il faut \u00e9viter les contrastes excessifs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela ne signifie pas qu&rsquo;elle soit constante : son intensit\u00e9 varie en fonction de la couverture nuageuse, de la saison, de l&rsquo;heure et de la portion de ciel visible depuis la fen\u00eatre. Une pi\u00e8ce situ\u00e9e au rez-de-chauss\u00e9e entre des immeubles \u00e9lev\u00e9s recevra beaucoup moins de lumi\u00e8re diffuse qu&rsquo;un espace situ\u00e9 sous une toiture largement ouverte vers le ciel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La lumi\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie : la composante souvent oubli\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lumi\u00e8re naturelle peut \u00e9galement atteindre une habitation apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9fl\u00e9chie par son environnement. Le sol, une terrasse, un mur clair, une fa\u00e7ade voisine, la v\u00e9g\u00e9tation ou m\u00eame les surfaces int\u00e9rieures renvoient une partie de la lumi\u00e8re qu&rsquo;ils re\u00e7oivent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette troisi\u00e8me composante est parfois n\u00e9glig\u00e9e, alors qu&rsquo;elle peut jouer un r\u00f4le important, notamment dans les environnements urbains denses. Lorsqu&rsquo;une fen\u00eatre ne dispose que d&rsquo;une vue limit\u00e9e sur le ciel, une fa\u00e7ade voisine claire peut contribuer \u00e0 renvoyer de la lumi\u00e8re vers l&rsquo;int\u00e9rieur ; \u00e0 l&rsquo;inverse, des mat\u00e9riaux tr\u00e8s sombres en absorberont une grande partie. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur, le m\u00eame principe s&rsquo;applique : des plafonds et des murs clairs favorisent la diffusion de la lumi\u00e8re dans la profondeur de la pi\u00e8ce, tandis que des surfaces fonc\u00e9es la retiennent davantage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lumi\u00e8re pr\u00e9sente dans une habitation est donc toujours le r\u00e9sultat d&rsquo;un m\u00e9lange entre soleil direct, lumi\u00e8re diffuse du ciel et r\u00e9flexions produites par son environnement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Pourquoi choisir une situation de r\u00e9f\u00e9rence ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lumi\u00e8re naturelle \u00e9volue continuellement, entre le matin et le soir mais aussi entre l&rsquo;hiver et l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Pour \u00e9tudier un projet et comparer diff\u00e9rentes solutions, il est donc n\u00e9cessaire de choisir des conditions de r\u00e9f\u00e9rence : sans cela, le r\u00e9sultat d\u00e9pendrait enti\u00e8rement du jour et de l&rsquo;heure auxquels l&rsquo;observation est r\u00e9alis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans son explication, Jo\u00ebl Sels prend le 21 mars comme journ\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rence. Cette date n&rsquo;est pas un choix arbitraire : elle est couramment utilis\u00e9e dans les \u00e9tudes d&rsquo;ensoleillement des b\u00e2timents, notamment dans le cadre de la norme europ\u00e9enne EN 17037, adopt\u00e9e en Belgique sous la r\u00e9f\u00e9rence NBN EN 17037. Pour \u00e9valuer la dur\u00e9e pendant laquelle une pi\u00e8ce peut recevoir du soleil direct, cette norme pr\u00e9voit de choisir une journ\u00e9e comprise entre le 1er f\u00e9vrier et le 21 mars \u2014 proche de l&rsquo;\u00e9quinoxe de printemps, cette derni\u00e8re date est fr\u00e9quemment retenue comme rep\u00e8re commun permettant de comparer diff\u00e9rentes orientations ou diff\u00e9rentes solutions architecturales. Cette date concerne toutefois principalement l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;exposition au soleil direct : l&rsquo;\u00e9valuation globale de la lumi\u00e8re naturelle ne peut pas \u00eatre limit\u00e9e \u00e0 une seule journ\u00e9e, elle doit aussi tenir compte de la lumi\u00e8re diffuse, des conditions de ciel couvert et des variations observ\u00e9es au cours de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce choix du 21 mars permet d&rsquo;\u00e9viter de se placer dans l&rsquo;une des situations extr\u00eames de l&rsquo;ann\u00e9e. Le 21 juin, les journ\u00e9es sont longues et le soleil monte haut dans le ciel \u2014 concevoir les ouvertures uniquement \u00e0 partir de ces conditions tr\u00e8s favorables risquerait de sous-estimer les besoins de lumi\u00e8re pendant le reste de l&rsquo;ann\u00e9e. \u00c0 l&rsquo;inverse, le 21 d\u00e9cembre correspond \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 les journ\u00e9es sont courtes et le soleil tr\u00e8s bas : dimensionner toutes les fen\u00eatres pour atteindre un niveau \u00e9lev\u00e9 de lumi\u00e8re dans cette situation pourrait conduire \u00e0 des surfaces vitr\u00e9es tr\u00e8s importantes, avec un risque accru de surchauffe durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9. L&rsquo;\u00e9quinoxe offre ainsi un rep\u00e8re p\u00e9dagogique int\u00e9ressant pour observer la position solaire dans une situation interm\u00e9diaire, sans constituer l&rsquo;unique base de tous les calculs de lumi\u00e8re naturelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un soleil situ\u00e9 \u00e0 environ 39 degr\u00e9s \u00e0 Bruxelles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l&rsquo;\u00e9quinoxe, le Soleil se trouve \u00e0 la verticale de l&rsquo;\u00e9quateur. \u00c0 midi solaire, sa hauteur au-dessus de l&rsquo;horizon d\u00e9pend alors principalement de la latitude du lieu. Bruxelles se situant \u00e0 un peu plus de 50 degr\u00e9s de latitude nord, le soleil atteint une hauteur d&rsquo;environ 39 degr\u00e9s \u00e0 midi solaire lors de l&rsquo;\u00e9quinoxe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cet angle est int\u00e9ressant pour l&rsquo;architecture belge, car il est proche de la pente de nombreuses toitures inclin\u00e9es traditionnelles : une ouverture en toiture peut donc entretenir une relation particuli\u00e8re avec cette position du soleil. Il faut toutefois distinguer l&rsquo;heure affich\u00e9e par nos montres du midi solaire, c&rsquo;est-\u00e0-dire le moment o\u00f9 le soleil atteint son point le plus haut dans le ciel \u2014 les deux ne correspondent pas n\u00e9cessairement en raison du fuseau horaire et du passage \u00e0 l&rsquo;heure d&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Comment mesurer et calculer la lumi\u00e8re ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une m\u00e9thode classique d&rsquo;\u00e9valuation de la lumi\u00e8re naturelle est le facteur de lumi\u00e8re du jour. Celui-ci compare la quantit\u00e9 de lumi\u00e8re re\u00e7ue en un point \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une pi\u00e8ce avec la quantit\u00e9 de lumi\u00e8re disponible simultan\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, sous un ciel couvert d\u00e9fini, et exprime le r\u00e9sultat en pourcentage. Cette m\u00e9thode se concentre sur la lumi\u00e8re diffuse et ne d\u00e9pend donc pas de l&rsquo;orientation du b\u00e2timent ni d&rsquo;une position pr\u00e9cise du soleil : elle permet de comparer la capacit\u00e9 de diff\u00e9rentes ouvertures \u00e0 apporter la lumi\u00e8re du ciel dans un espace. Le r\u00e9sultat d\u00e9pend notamment de la taille et de la position des fen\u00eatres, de la profondeur de la pi\u00e8ce, des propri\u00e9t\u00e9s du vitrage, des couleurs int\u00e9rieures et des obstacles qui masquent le ciel. Des simulations plus compl\u00e8tes permettent aujourd&rsquo;hui d&rsquo;\u00e9tudier \u00e9galement l&rsquo;ensoleillement direct, les variations horaires et saisonni\u00e8res ainsi que diff\u00e9rentes conditions de ciel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour d\u00e9passer la simple impression de clart\u00e9 ou d&rsquo;obscurit\u00e9, il est aussi possible de mesurer directement la lumi\u00e8re. L&rsquo;\u00e9clairement correspond \u00e0 la quantit\u00e9 de lumi\u00e8re re\u00e7ue par une surface et s&rsquo;exprime en lux : plus le nombre de lux est \u00e9lev\u00e9, plus la surface mesur\u00e9e re\u00e7oit de lumi\u00e8re. L&rsquo;instrument utilis\u00e9 pour r\u00e9aliser cette mesure est le luxm\u00e8tre, que l&rsquo;on peut placer sur une table, un plan de travail ou \u00e0 un autre endroit pr\u00e9cis de la pi\u00e8ce afin d&rsquo;\u00e9valuer le niveau d&rsquo;\u00e9clairement disponible. Cette mesure doit toutefois \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e avec prudence : la lumi\u00e8re naturelle change constamment, un r\u00e9sultat obtenu le matin ne sera pas n\u00e9cessairement identique l&rsquo;apr\u00e8s-midi, et une mesure effectu\u00e9e sous un ciel d\u00e9gag\u00e9 sera diff\u00e9rente de celle r\u00e9alis\u00e9e par temps couvert. Pour comparer plusieurs pi\u00e8ces ou plusieurs ouvertures, il est donc pr\u00e9f\u00e9rable d&rsquo;effectuer les relev\u00e9s dans des conditions similaires. Le luxm\u00e8tre permet n\u00e9anmoins de rendre visible une r\u00e9alit\u00e9 que nous \u00e9valuons souvent uniquement de mani\u00e8re subjective, et aide \u00e0 comprendre pourquoi une fonction est agr\u00e9able \u00e0 un endroit et difficile \u00e0 pratiquer \u00e0 un autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Chercher la bonne lumi\u00e8re plut\u00f4t que le maximum de lumi\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Concevoir un espace lumineux ne consiste pas simplement \u00e0 rechercher la plus grande quantit\u00e9 de lumi\u00e8re possible. La lumi\u00e8re directe apporte de la chaleur, du mouvement et des contrastes, mais elle doit \u00eatre ma\u00eetris\u00e9e. La lumi\u00e8re diffuse assure un \u00e9clairage plus doux et plus r\u00e9gulier. La lumi\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie contribue \u00e0 distribuer la clart\u00e9 dans les espaces et d\u00e9pend fortement de l&rsquo;environnement comme des mat\u00e9riaux. Une ouverture r\u00e9ussie combine ces diff\u00e9rentes composantes en fonction des besoins de la pi\u00e8ce : dans un bureau, on recherchera une lumi\u00e8re relativement homog\u00e8ne qui limite l&rsquo;\u00e9blouissement ; dans un espace de vie, quelques rayons de soleil peuvent cr\u00e9er une atmosph\u00e8re chaleureuse ; dans une chambre, l&rsquo;orientation de la lumi\u00e8re doit accompagner le rythme de la journ\u00e9e sans provoquer de surchauffe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes les lumi\u00e8res ne sont donc pas les m\u00eames. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment leur diversit\u00e9 qui permet de cr\u00e9er des espaces vivants. Le r\u00f4le de l&rsquo;architecture est de les observer, de les mesurer et de les associer afin d&rsquo;offrir la bonne lumi\u00e8re, au bon endroit et au bon moment.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>\u00ab&nbsp;L&rsquo;homme ne cr\u00e9e pas&#8230; il d\u00e9couvre. Ceux qui recherchent les lois de la nature comme support de leurs nouvelles \u0153uvres, collaborent avec le cr\u00e9ateur. \u00bb<\/em><\/strong> <strong>Antoni Gaudi (Architecte)<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque nous parlons de lumi\u00e8re naturelle, nous avons souvent l&rsquo;impression de d\u00e9signer un ph\u00e9nom\u00e8ne unique : la lumi\u00e8re du soleil entre par une fen\u00eatre et \u00e9claire la pi\u00e8ce. La r\u00e9alit\u00e9 est plus complexe. 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