{"id":15485,"date":"2026-08-24T15:20:42","date_gmt":"2026-08-24T13:20:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.archiurbain.be\/?p=15485"},"modified":"2026-08-24T15:20:46","modified_gmt":"2026-08-24T13:20:46","slug":"labonord-leau-comme-materiau-darchitecture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.archiurbain.be\/?p=15485","title":{"rendered":"LABONORD : L&rsquo;eau comme mat\u00e9riau d&rsquo;architecture"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s qu&rsquo;on parle de r\u00e9cup\u00e9ration d&rsquo;eau de pluie, l&rsquo;image qui vient est toujours la m\u00eame : une grosse cuve en b\u00e9ton enterr\u00e9e au fond du jardin. C&rsquo;est une excellente solution, mais elle suppose deux choses qu&rsquo;on n&rsquo;a pas toujours : un jardin, et le budget pour un terrassement. En ville, en mitoyennet\u00e9, avec une petite cour ou pas d&rsquo;ext\u00e9rieur du tout, la question se pose autrement : o\u00f9 mettre l&rsquo;eau, avec quoi, et est-ce que la solution doit forc\u00e9ment \u00eatre \u00ab technique \u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici un tour d&rsquo;horizon orient\u00e9 solutions, du r\u00e9servoir en cave aux am\u00e9nagements paysagers comme la noue ou la mare, avec pour chacun ce \u00e0 quoi il faut vraiment faire attention \u2014 et un ordre de grandeur de prix, pour situer les choses. Ce ne sont pas des devis : l&rsquo;accessibilit\u00e9 du terrain, la complexit\u00e9 du terrassement et les raccordements (pompe, filtration, \u00e9vacuation) font varier ces montants, parfois fortement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D&rsquo;abord, pourquoi r\u00e9cup\u00e9rer l&rsquo;eau de pluie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant d&rsquo;entrer dans le choix du dispositif, un rappel utile : l&rsquo;eau de pluie est douce (pas de calcaire), elle r\u00e9duit la facture d&rsquo;eau (jusqu&rsquo;\u00e0 un tiers ou la moiti\u00e9 pour les toilettes, la lessive et l&rsquo;arrosage), elle limite la pression sur les \u00e9gouts lors de fortes pluies, et dans certaines communes wallonnes une citerne est carr\u00e9ment exig\u00e9e pour obtenir un permis d&rsquo;urbanisme, tout comme en Flandre et \u00e0 Bruxelles pour les nouvelles constructions. Ce cadre l\u00e9gal vaut la peine d&rsquo;\u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 avant de choisir une solution, tout comme l&rsquo;existence d&rsquo;une prime communale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour se donner une id\u00e9e d&rsquo;\u00e9chelle : selon les r\u00e9gions, il tombe en Belgique entre 700 et 1 400 litres d&rsquo;eau par m\u00b2 et par an. Une toiture de 100 m\u00b2 intercepte donc, en th\u00e9orie, plusieurs dizaines de milliers de litres chaque ann\u00e9e. La question n&rsquo;est donc pas seulement \u00ab comment \u00e9vacuer cette eau ? \u00bb, mais bien \u00ab qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on veut en faire ? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Stocker ou temporiser : deux logiques \u00e0 ne pas confondre<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant d&rsquo;entrer dans le d\u00e9tail des solutions, une distinction m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre pos\u00e9e, parce qu&rsquo;elle \u00e9claire tout le reste de cet article.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une citerne sert \u00e0&nbsp;<strong>stocker<\/strong>&nbsp;: on cherche \u00e0 ce qu&rsquo;elle contienne de l&rsquo;eau, puisque chaque chasse d&rsquo;eau, lessive ou arrosage lib\u00e8re de la place pour la pluie suivante. Une noue, un jardin de pluie ou un bassin de r\u00e9tention servent, eux, \u00e0&nbsp;<strong>temporiser<\/strong>: ils se remplissent pendant une averse, puis se vident progressivement par infiltration, \u00e9vaporation ou \u00e9vacuation contr\u00f4l\u00e9e, pour retrouver leur capacit\u00e9 avant la pluie suivante. Le r\u00e9f\u00e9rentiel wallon \u00ab Gestion durable des eaux pluviales \u00bb formalise d&rsquo;ailleurs cette distinction entre ouvrages de stockage et ouvrages de temporisation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les deux logiques ne s&rsquo;opposent pas : elles se combinent tr\u00e8s bien, et c&rsquo;est m\u00eame souvent la meilleure r\u00e9ponse, comme on le verra plus loin. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;une question de confort individuel : en Wallonie, l&rsquo;infiltration sur place est aujourd&rsquo;hui prioritaire quand le terrain le permet, et \u00e0 Bruxelles, la gestion int\u00e9gr\u00e9e des eaux pluviales vise justement \u00e0 \u00e9viter que toute la pluie parte directement \u00e0 l&rsquo;\u00e9gout. Les solutions de temporisation ne sont donc pas de simples options esth\u00e9tiques : elles s&rsquo;inscrivent dans cette \u00e9volution des politiques r\u00e9gionales.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pas de jardin ne veut pas dire pas de cuve<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cuve enterr\u00e9e reste la r\u00e9f\u00e9rence si on veut arroser, alimenter les toilettes et le lave-linge en quantit\u00e9, mais ce n&rsquo;est pas la seule fa\u00e7on de stocker de l&rsquo;eau chez soi.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La cuve en cave, en garage ou en vide sanitaire<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une cuve rigide hors-sol peut parfaitement prendre place en cave, dans un garage ou un vide sanitaire. C&rsquo;est souvent la meilleure option quand on n&rsquo;a aucun ext\u00e9rieur : l&rsquo;eau y est prot\u00e9g\u00e9e du gel et de la lumi\u00e8re (donc pas d&rsquo;algues), et l&rsquo;installation ne demande aucun terrassement. Les points \u00e0 v\u00e9rifier avant de se lancer :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la descente de goutti\u00e8re.<\/strong>\u00a0L&rsquo;eau doit pouvoir arriver par gravit\u00e9, ou via une pompe si la cave est plus basse que le point de collecte ; ce sera un poste de co\u00fbt et de bruit \u00e0 anticiper.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La r\u00e9sistance du sol de la cave<\/strong>, une cuve de 1 000 litres pleine p\u00e8se une tonne : un sol de cave ancien ou une dalle fragile peut ne pas suffire.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La place pour le trop-plein<\/strong>, qui doit pouvoir \u00e9vacuer vers l&rsquo;\u00e9gout ou une zone d&rsquo;infiltration, et pour la maintenance (une trappe d&rsquo;au moins 60 x 60 cm est recommand\u00e9e).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La ventilation<\/strong>, pour limiter les mauvaises odeurs et l&rsquo;humidit\u00e9 ambiante de la cave.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le risque de reflux.<\/strong>\u00a0Si la cuve se trouve sous le niveau de l&rsquo;\u00e9gout, un orage qui met le r\u00e9seau en charge peut refouler l&rsquo;eau vers la citerne ; selon la configuration, un clapet anti-retour ou un syst\u00e8me de relevage devient n\u00e9cessaire.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une maison existante, il est aussi parfois plus simple de loger plusieurs cuves de taille modeste, reli\u00e9es entre elles, qu&rsquo;une seule grosse cuve qui ne passera jamais par les portes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 budget, une citerne rigide en cave avec pompe et filtration revient en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 environ 1 200 \u00e0 3 000 \u20ac pour une installation simple, raccordements compris.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La cuve souple sur terrasse, cour ou sous une pergola<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autre option pour un espace ext\u00e9rieur minimal : la cuve souple (une \u00ab poche \u00bb en toile technique), qui se pose \u00e0 plat sur une surface stable et prot\u00e9g\u00e9e, sous une terrasse, dans un recoin de cour ou sous un escalier ext\u00e9rieur. Elle se glisse dans des volumes que rien d&rsquo;autre n&rsquo;occuperait, de quelques centaines de litres \u00e0 plusieurs m\u00e8tres cubes. La contrainte principale est la pr\u00e9paration du support : le sol doit \u00eatre plat, sans asp\u00e9rit\u00e9s, et prot\u00e9g\u00e9 par un g\u00e9otextile, sous peine de percer la toile \u00e0 l&rsquo;usage. Elle est aussi plus vuln\u00e9rable aux UV et aux chocs qu&rsquo;une cuve rigide, donc rarement laiss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;air libre en plein soleil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C&rsquo;est une option qui m\u00e9rite qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde : une cuve souple de 5 000 litres fait moins d&rsquo;un m\u00e8tre de hauteur une fois pleine et se glisse dans des espaces o\u00f9 une cuve rigide ne rentrerait tout simplement pas. Pour la cuve seule, comptez de 400 \u00e0 1 500 \u20ac selon le volume (1 000 \u00e0 10 000 litres) ; une cuve de 5 000 litres se trouve typiquement autour de 750 \u00e0 1 100 \u20ac. Avec pompe, filtres et raccordement, une installation simple en cave revient plut\u00f4t \u00e0 1 200 \u00e0 3 000 \u20ac au total.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le r\u00e9cup\u00e9rateur hors-sol classique<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour un usage plus ponctuel (arrosage des plantes en pot, nettoyage), un simple f\u00fbt ou r\u00e9cup\u00e9rateur avec robinet, pos\u00e9 sous une goutti\u00e8re, reste la solution la plus simple et la moins ch\u00e8re. Sa capacit\u00e9 est limit\u00e9e (quelques centaines de litres) et il se vide vite en cas de s\u00e9cheresse, mais il ne demande ni terrassement ni gros budget, et convient tr\u00e8s bien \u00e0 une terrasse, un petit patio ou m\u00eame un balcon \u2014 il existe aujourd&rsquo;hui des mod\u00e8les \u00e9troits, con\u00e7us pour se glisser contre un mur quand la place manque. Comptez de 50 \u00e0 500 \u20ac selon le volume (200 \u00e0 1 000 litres) : c&rsquo;est, de loin, la solution la moins ch\u00e8re de cet article.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Faut-il absolument du b\u00e9ton ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Non, mais le choix du mat\u00e9riau a de vraies cons\u00e9quences.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le b\u00e9ton<\/strong>&nbsp;a un avantage propre \u00e0 lui : il neutralise naturellement l&rsquo;acidit\u00e9 de l&rsquo;eau de pluie et prot\u00e8ge donc les tuyauteries m\u00e9talliques de la corrosion. Il apporte aussi une inertie thermique qui garde l&rsquo;eau fra\u00eeche et limite le d\u00e9veloppement d&rsquo;algues. En contrepartie, il est lourd, n\u00e9cessite souvent une grue \u00e0 la pose, et co\u00fbte cher en transport.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le PEHD (poly\u00e9thyl\u00e8ne) ou le PRV (polyester renforc\u00e9 de fibre de verre)<\/strong>&nbsp;sont plus l\u00e9gers, totalement \u00e9tanches, r\u00e9sistants aux sols acides et faciles \u00e0 poser sans gros engin, ce qui les rend souvent plus abordables une fois l&rsquo;installation compt\u00e9e. En revanche, ils n&rsquo;apportent aucun b\u00e9n\u00e9fice sur la qualit\u00e9 de l&rsquo;eau : si l&rsquo;eau doit alimenter des toilettes ou un lave-linge, il faudra parfois ajouter des pierres calcaires dans la cuve pour corriger le pH, une pratique que recommandent plusieurs guides techniques belges.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En r\u00e9sum\u00e9 : le b\u00e9ton reste pertinent pour une installation ambitieuse (toilettes, lave-linge, plusieurs milliers de litres) qui justifie l&rsquo;investissement ; le plastique convient tr\u00e8s bien pour de l&rsquo;arrosage ou un usage d&rsquo;appoint, et c&rsquo;est de toute fa\u00e7on la seule option pour une cuve hors-sol ou en cave.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 prix, pour une citerne enterr\u00e9e de 5 000 litres install\u00e9e, comptez 2 500 \u00e0 4 500 \u20ac en b\u00e9ton contre plut\u00f4t 3 500 \u00e0 5 000 \u20ac en poly\u00e9thyl\u00e8ne \u2014 la cuve PE co\u00fbte plus cher \u00e0 l&rsquo;achat, mais peut simplifier la pose sur un chantier difficile d&rsquo;acc\u00e8s. Pour 10 000 litres en b\u00e9ton, comptez 4 000 \u00e0 7 000 \u20ac install\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Et si on pensait la r\u00e9cup\u00e9ration autrement qu&rsquo;avec une cuve ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s qu&rsquo;on dispose ne serait-ce que d&rsquo;un petit bout de terrain en pleine terre, d&rsquo;autres solutions, plus paysag\u00e8res, permettent de g\u00e9rer l&rsquo;eau de pluie sans stockage technique. Elles ne remplacent pas une cuve si l&rsquo;objectif est de r\u00e9utiliser l&rsquo;eau \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la maison, mais elles sont tr\u00e8s efficaces pour infiltrer l&rsquo;eau sur place, limiter le ruissellement et cr\u00e9er un peu de biodiversit\u00e9 au passage.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La noue : un foss\u00e9 peu profond qui fait le travail<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une noue est une d\u00e9pression v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e, large et peu profonde, qui re\u00e7oit l&rsquo;eau de ruissellement (toiture, terrasse, all\u00e9e) et la laisse s&rsquo;infiltrer progressivement dans le sol plut\u00f4t que de la renvoyer \u00e0 l&rsquo;\u00e9gout. C&rsquo;est sans doute la solution la plus simple \u00e0 mettre en \u0153uvre dans un petit jardin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 v\u00e9rifier avant de se lancer :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La perm\u00e9abilit\u00e9 du sol.<\/strong>\u00a0Une noue ne fonctionne que si le terrain absorbe l&rsquo;eau ; sur un sol argileux et compact, elle risque de rester en eau stagnante. Un test simple (creuser un trou, le remplir d&rsquo;eau, observer la vitesse d&rsquo;infiltration) permet de savoir \u00e0 quoi s&rsquo;attendre.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une pente l\u00e9g\u00e8re<\/strong>, de l&rsquo;ordre de 1 \u00e0 3 %, pour guider l&rsquo;eau vers la noue puis, si elle est en s\u00e9rie, d&rsquo;une noue \u00e0 l&rsquo;autre.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le dimensionnement<\/strong>, en fonction de la surface de toiture ou d&rsquo;all\u00e9e raccord\u00e9e : trop petite, elle d\u00e9borde lors de fortes pluies.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le choix des plantes<\/strong>, en privil\u00e9giant des esp\u00e8ces qui tol\u00e8rent aussi bien un sol d\u00e9tremp\u00e9 apr\u00e8s une averse qu&rsquo;un sol sec le reste du temps.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La distance par rapport aux fondations.<\/strong>\u00a0Une noue trop proche du b\u00e2timent risque de concentrer l&rsquo;humidit\u00e9 contre les murs ou la cave, un point de vigilance particulier en b\u00e2ti ancien.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le risque inverse sur un terrain tr\u00e8s pentu.<\/strong>\u00a0Une noue creus\u00e9e dans le sens d&rsquo;une forte pente peut acc\u00e9l\u00e9rer l&rsquo;\u00e9coulement au lieu de le ralentir, et provoquer de l&rsquo;\u00e9rosion : la pente doit rester douce \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame de l&rsquo;ouvrage, quitte \u00e0 la fractionner en plusieurs noues successives.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 budget, c&rsquo;est probablement le meilleur rapport co\u00fbt\/service de cet article : une noue simple co\u00fbte environ 25 \u00e0 50 \u20ac\/m lin\u00e9aire, terrassement et v\u00e9g\u00e9talisation compris. Une noue de 10 m\u00e8tres peut donc rester sous les 500 \u00e0 1 000 \u20ac si elle est int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 des travaux de jardin d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9vus. Pour des ouvrages plus \u00e9labor\u00e9s, avec des redents destin\u00e9s \u00e0 ralentir l&rsquo;eau sur une pente, les co\u00fbts grimpent nettement : 50 \u00e0 100 \u20ac\/m pour des redents en terre, jusqu&rsquo;\u00e0 100 \u00e0 250 \u20ac\/m pour des ouvrages en b\u00e9ton.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le jardin de pluie : la version \u00ab massif plant\u00e9 \u00bb de la noue<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le jardin de pluie fonctionne sur le m\u00eame principe, mais dans une forme plus creuse et plus v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e, pens\u00e9e comme un massif \u00e0 part enti\u00e8re : on y superpose souvent une couche drainante (gravier, sable) sous la terre v\u00e9g\u00e9tale pour acc\u00e9l\u00e9rer l&rsquo;infiltration. Les contraintes sont similaires \u00e0 celles de la noue (sol perm\u00e9able, pente douce vers le point bas), avec en plus une vraie r\u00e9flexion sur les plantes, qui doivent supporter des cycles d&rsquo;humidit\u00e9 et de s\u00e9cheresse marqu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand le sol infiltre mal, on peut aussi concevoir des jardins de pluie drainants, voire \u00e9tanches, qui stockent temporairement l&rsquo;eau avant de l&rsquo;\u00e9vacuer \u00e0 d\u00e9bit contr\u00f4l\u00e9 plut\u00f4t que de compter sur l&rsquo;infiltration : on distingue ainsi les jardins infiltrants, drainants et semi-infiltrants, selon la perm\u00e9abilit\u00e9 r\u00e9elle du terrain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le prix est plus difficile \u00e0 cadrer que pour une noue : un jardin de pluie peut \u00eatre une simple d\u00e9pression creus\u00e9e et plant\u00e9e soi-m\u00eame, ou un v\u00e9ritable ouvrage hydraulique con\u00e7u par un paysagiste. Pour un am\u00e9nagement r\u00e9sidentiel r\u00e9alis\u00e9 par un professionnel mais relativement simple, comptez environ 50 \u00e0 150 \u20ac\/m\u00b2 (terrassement, substrat drainant et v\u00e9g\u00e9taux compris). Des projets urbains plus ambitieux, con\u00e7us comme de v\u00e9ritables infrastructures, peuvent grimper \u00e0 200-300 \u20ac\/m\u00b2, mais il s&rsquo;agit alors d&rsquo;am\u00e9nagements publics sans commune mesure avec un jardin de particulier. Plus honn\u00eate qu&rsquo;un chiffre unique : pour une maison, comptez de quelques centaines \u00e0 quelques milliers d&rsquo;euros selon la surface et la complexit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La mare ou l&rsquo;\u00e9tang : g\u00e9rer l&rsquo;eau en cr\u00e9ant un habitat<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux logiques se distinguent ici, dans la lign\u00e9e de la distinction stockage\/temporisation vue plus haut : un&nbsp;<strong>bassin de r\u00e9tention<\/strong>, dont le niveau est con\u00e7u pour fluctuer fortement au fil des pluies, et une&nbsp;<strong>mare ou un \u00e9tang plus permanent<\/strong>, pens\u00e9 pour rester stable et accueillir durablement une faune aquatique (amphibiens, insectes, oiseaux) \u2014 quitte \u00e0 bien soigner son trop-plein pour qu&rsquo;un gros orage ne bouleverse pas tout son \u00e9quilibre. L&rsquo;un comme l&rsquo;autre peuvent tout \u00e0 fait \u00eatre aliment\u00e9s par une descente de goutti\u00e8re ou le trop-plein d&rsquo;une citerne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Points d&rsquo;attention :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9<\/strong>, rarement acquise naturellement sauf sol tr\u00e8s argileux. La plupart des mares de jardin utilisent une b\u00e2che EPDM ou PVC, plus rarement une couche d&rsquo;argile compact\u00e9e d&rsquo;au moins 30 cm.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L&rsquo;exposition<\/strong>, plut\u00f4t ensoleill\u00e9e, et\u00a0<strong>la position au point bas du terrain<\/strong>, pour profiter du ruissellement naturel.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une taille minimale<\/strong>\u00a0(de l&rsquo;ordre de quelques m\u00b2 pour une mare de jardin) et des berges en pente douce, pour que la faune puisse entrer et sortir facilement.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pas de poissons<\/strong>\u00a0si l&rsquo;objectif est la biodiversit\u00e9 : ils consomment les larves et concurrencent la faune locale.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Un risque d&rsquo;ass\u00e8chement en \u00e9t\u00e9<\/strong>\u00a0si elle ne re\u00e7oit que la pluie directe ; un raccordement \u00e0 une goutti\u00e8re ou \u00e0 un trop-plein de citerne stabilise le niveau.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 prix, tout d\u00e9pend de l&rsquo;ambition. Une petite coque pr\u00e9form\u00e9e se trouve autour de 150 \u00e0 200 \u20ac pour 1 000 litres (environ 1 300 \u20ac pour 2 000 litres), hors terrassement et plantations. Avec terrassement, membrane EPDM et v\u00e9g\u00e9taux, une mare naturelle simple revient plut\u00f4t \u00e0 500 \u00e0 1 500 \u20ac, et un bassin am\u00e9nag\u00e9 par un professionnel \u00e0 1 000 \u00e0 5 000 \u20ac. Une mare pens\u00e9e avant tout pour recevoir le trop-plein d&rsquo;une citerne peut rester dans le bas de cette fourchette : contrairement \u00e0 un bassin \u00e0 poissons, elle n&rsquo;a besoin ni de pompe, ni de filtration UV.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La toiture v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e : retenir l&rsquo;eau \u00e0 la source<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand le seul \u00ab terrain \u00bb disponible est une toiture plate \u2014 extension, garage, v\u00e9randa, abri de jardin \u2014, la v\u00e9g\u00e9taliser est une option \u00e0 part enti\u00e8re. Elle ne remplace pas une cuve, puisqu&rsquo;elle ne stocke pas d&rsquo;eau r\u00e9utilisable, mais elle en retient une partie \u00e0 la source, avant m\u00eame la descente de goutti\u00e8re : le substrat et les plantes absorbent une partie des pr\u00e9cipitations et restituent le reste plus lentement, par \u00e9vaporation et \u00e9vapotranspiration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On distingue trois niveaux :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Extensive<\/strong>\u00a0: quelques centim\u00e8tres de substrat, sedums et mousses, peu ou pas d&rsquo;entretien, poids limit\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;option la plus r\u00e9aliste sur une toiture existante.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Semi-intensive<\/strong>\u00a0: 10 \u00e0 30 cm de substrat (100 \u00e0 400 kg\/m\u00b2), permet des gramin\u00e9es et petits arbustes, demande davantage d&rsquo;entretien.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Intensive<\/strong>\u00a0: plus de 30 cm de substrat (plus de 400 kg\/m\u00b2), un vrai jardin sur le toit \u2014 mais cela suppose une structure porteuse dimensionn\u00e9e pour ce poids.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Points de vigilance :&nbsp;<strong>la structure du toit<\/strong>&nbsp;doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e par un professionnel avant tout projet, poids \u00e0 vide et surtout gorg\u00e9 d&rsquo;eau ;&nbsp;<strong>l&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 existante<\/strong>&nbsp;doit \u00eatre en bon \u00e9tat ou refaite, sous peine de voir le budget d\u00e9raper ; et si l&rsquo;objectif est vraiment de ralentir l&rsquo;eau plut\u00f4t que de simplement v\u00e9g\u00e9taliser, il faut pr\u00e9voir un r\u00e9gulateur de d\u00e9bit et un trop-plein.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une variante technique va plus loin : la&nbsp;<strong>toiture stockante (ou toiture bleue)<\/strong>, con\u00e7ue pour retenir temporairement une lame d&rsquo;eau plus importante avant de la rel\u00e2cher lentement vers l&rsquo;\u00e9gout ou une zone d&rsquo;infiltration. Elle peut se combiner \u00e0 une toiture verte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 budget : 40 \u00e0 100 \u20ac\/m\u00b2 pour une toiture extensive, 100 \u00e0 200 \u20ac\/m\u00b2 pour une semi-intensive, 150 \u00e0 230 \u20ac\/m\u00b2 et plus pour une intensive. Une toiture stockante ou bleue ajoute g\u00e9n\u00e9ralement 20 \u00e0 100 \u20ac\/m\u00b2 de surco\u00fbt \u00e0 une toiture existante. Pour une petite toiture plate de 40 m\u00b2 v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e en extensif, cela repr\u00e9sente environ 1 600 \u00e0 4 000 \u20ac \u2014 \u00e0 condition que la structure et l&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 en place puissent la recevoir ; si elles doivent \u00eatre reprises, le budget peut grimper bien au-del\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le lagunage : \u00e0 ne pas confondre \u2014 ni sur le principe, ni sur le budget<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut \u00eatre pr\u00e9cis sur ce point, parce que c&rsquo;est une confusion fr\u00e9quente : le lagunage (ou phyto\u00e9puration) est avant tout une technique d&rsquo;\u00e9puration des eaux us\u00e9es par des plantes filtrantes (roseaux, iris, joncs&#8230;), organis\u00e9e en un ou plusieurs bassins successifs. Il ne sert pas \u00e0 collecter l&rsquo;eau de pluie, mais il est souvent install\u00e9 dans les m\u00eames projets \u00ab eau \u00bb globaux, notamment pour traiter les eaux grises avant de les r\u00e9utiliser ou de les infiltrer, ou pour finir de filtrer le trop-plein d&rsquo;un jardin de pluie avant qu&rsquo;il rejoigne une mare. C&rsquo;est m\u00eame l&rsquo;inverse qu&rsquo;il faut retenir : une installation d&rsquo;\u00e9puration individuelle des eaux us\u00e9es ne doit pas recevoir les eaux pluviales, car cela dilue les eaux us\u00e9es lors d&rsquo;une forte pluie et peut perturber son fonctionnement biologique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Contrairement \u00e0 une id\u00e9e re\u00e7ue, un terrain en pente n&rsquo;est pas indispensable : la pente facilite simplement l&rsquo;\u00e9coulement gravitaire de bassin en bassin, mais sur un terrain plat, une pompe de relevage permet tout aussi bien de faire circuler l&rsquo;eau d&rsquo;un compartiment \u00e0 l&rsquo;autre. Ce qui compte davantage :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La surface disponible.<\/strong>\u00a0Un lagunage efficace demande plusieurs m\u00b2 par bassin (les besoins varient fortement selon ce qu&rsquo;il doit traiter), ce qui exclut d&#8217;embl\u00e9e un simple patio.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L&rsquo;ensoleillement<\/strong>, n\u00e9cessaire aux plantes \u00e9puratrices.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 de chaque bassin<\/strong>, comme pour une mare.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L&rsquo;entretien r\u00e9gulier<\/strong>\u00a0(faucardage des plantes, curage des boues), sans lequel le syst\u00e8me perd son efficacit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour une maison sans jardin, le lagunage n&rsquo;est donc en g\u00e9n\u00e9ral pas une option r\u00e9aliste ; il devient pertinent surtout \u00e0 partir d&rsquo;un terrain de taille moyenne, en compl\u00e9ment d&rsquo;autres am\u00e9nagements.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le budget confirme d&rsquo;ailleurs ce changement de cat\u00e9gorie : un v\u00e9ritable syst\u00e8me de phyto\u00e9puration pour une habitation tourne g\u00e9n\u00e9ralement autour de 6 000 \u00e0 10 000 \u20ac et plus (certains paysagistes belges sp\u00e9cialis\u00e9s annoncent par exemple 6 000 \u00e0 8 500 \u20ac pour cinq personnes). Il ne faut donc surtout pas s&rsquo;attendre \u00e0 un \u00ab lagunage \u00e0 1 000 \u20ac \u00bb pour g\u00e9rer l&rsquo;eau du toit : ce n&rsquo;est ni la vocation du dispositif, ni son ordre de prix.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Combiner plut\u00f4t que choisir<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rien n&#8217;emp\u00eache, justement, de combiner plusieurs de ces solutions plut\u00f4t que d&rsquo;en choisir une seule \u2014 c&rsquo;est m\u00eame souvent la meilleure r\u00e9ponse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prenons un exemple concret. L&rsquo;eau d&rsquo;une toiture passe d&rsquo;abord par un filtre \u00e0 feuilles, puis rejoint une citerne install\u00e9e en cave, qui alimente les toilettes et un robinet de nettoyage. Quand la citerne est pleine, son trop-plein rejoint un petit jardin de pluie am\u00e9nag\u00e9 dans la cour : il se remplit le temps de l&rsquo;averse, puis infiltre lentement l&rsquo;eau dans le sol. Lors d&rsquo;un \u00e9pisode vraiment exceptionnel, un dernier trop-plein permet une \u00e9vacuation ma\u00eetris\u00e9e vers l&rsquo;\u00e9gout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette logique en cascade \u2014 r\u00e9utiliser, puis ralentir, puis infiltrer, et n&rsquo;\u00e9vacuer qu&rsquo;en dernier recours \u2014 permet souvent de tirer bien plus parti d&rsquo;un espace r\u00e9duit qu&rsquo;un seul dispositif surdimensionn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Choisir en fonction de ce dont on dispose r\u00e9ellement<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>Situation<\/th><th>Solutions \u00e0 privil\u00e9gier<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Aucun ext\u00e9rieur (cave, garage, vide sanitaire)<\/td><td>Cuve rigide hors-sol en cave\/garage, avec pompe si besoin<\/td><\/tr><tr><td>Terrasse, cour, balcon<\/td><td>Cuve souple \u00e0 plat, ou r\u00e9cup\u00e9rateur hors-sol pour l&rsquo;arrosage<\/td><\/tr><tr><td>Petit jardin en pleine terre<\/td><td>Cuve enterr\u00e9e compacte + noue ou jardin de pluie pour le trop-plein<\/td><\/tr><tr><td>Jardin de taille moyenne<\/td><td>Cuve enterr\u00e9e classique, mare naturelle, \u00e9ventuellement lagunage pour les eaux grises<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Combien \u00e7a co\u00fbte, en pratique ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici, r\u00e9unis, les ordres de grandeur cit\u00e9s plus haut. Ce sont des rep\u00e8res observ\u00e9s en Belgique en 2026, pas des devis : l&rsquo;accessibilit\u00e9, le terrassement et les raccordements font varier le prix d&rsquo;une m\u00eame solution, parfois du simple au double.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>Solution<\/th><th>Ordre de grandeur<\/th><th>\u00c0 retenir<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Petit r\u00e9cup\u00e9rateur hors-sol (200\u20131 000 L)<\/td><td>50 \u00e0 500 \u20ac<\/td><td>La solution la moins ch\u00e8re<\/td><\/tr><tr><td>Cuve souple (1 000\u201310 000 L)<\/td><td>400 \u00e0 1 500 \u20ac pour la cuve seule<\/td><td>Tr\u00e8s int\u00e9ressante en cave ou vide sanitaire<\/td><\/tr><tr><td>Citerne en cave + pompe\/filtration<\/td><td>\u00b1 1 200 \u00e0 3 000 \u20ac<\/td><td>Pas de terrassement, mais raccordements \u00e0 pr\u00e9voir<\/td><\/tr><tr><td>Citerne b\u00e9ton enterr\u00e9e 5 000 L<\/td><td>2 500 \u00e0 4 500 \u20ac install\u00e9e<\/td><td>Solution classique<\/td><\/tr><tr><td>Citerne b\u00e9ton enterr\u00e9e 10 000 L<\/td><td>4 000 \u00e0 7 000 \u20ac install\u00e9e<\/td><td>Pour une r\u00e9cup\u00e9ration importante<\/td><\/tr><tr><td>Citerne PE enterr\u00e9e 5 000 L<\/td><td>3 500 \u00e0 5 000 \u20ac install\u00e9e<\/td><td>Plus l\u00e9g\u00e8re, mais cuve plus ch\u00e8re<\/td><\/tr><tr><td>Noue paysag\u00e8re simple<\/td><td>25 \u00e0 50 \u20ac\/m lin\u00e9aire<\/td><td>Tr\u00e8s \u00e9conomique si le terrassement reste simple<\/td><\/tr><tr><td>Jardin de pluie<\/td><td>\u00b1 50 \u00e0 150 \u20ac\/m\u00b2<\/td><td>Terrassement, substrat et v\u00e9g\u00e9taux compris<\/td><\/tr><tr><td>Mare \/ bassin<\/td><td>500 \u00e0 5 000 \u20ac<\/td><td>De la petite mare autoconstruite au bassin paysag\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>Toiture v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e extensive<\/td><td>40 \u00e0 100 \u20ac\/m\u00b2<\/td><td>Sedums, faible \u00e9paisseur<\/td><\/tr><tr><td>Toiture semi-intensive<\/td><td>100 \u00e0 200 \u20ac\/m\u00b2<\/td><td>Plus de r\u00e9tention, davantage de plantations<\/td><\/tr><tr><td>Toiture intensive<\/td><td>150 \u00e0 230 \u20ac\/m\u00b2 et plus<\/td><td>Un vrai jardin sur le toit<\/td><\/tr><tr><td>Toiture stockante \/ bleue<\/td><td>\u00b1 20 \u00e0 100 \u20ac\/m\u00b2 de surco\u00fbt<\/td><td>Tr\u00e8s d\u00e9pendant de la toiture existante<\/td><\/tr><tr><td>Lagunage \/ phyto\u00e9puration<\/td><td>6 000 \u00e0 10 000 \u20ac et plus<\/td><td>Traite les eaux us\u00e9es, pas les eaux de pluie<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Trois niveaux de r\u00e9ponse se dessinent \u2014 et rien n&#8217;emp\u00eache de passer de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre au fil des ann\u00e9es plut\u00f4t que de choisir une fois pour toutes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>\u20ac \u2014 Faire avec peu<\/strong>\u00a0(50 \u00e0 1 500 \u20ac) : r\u00e9cup\u00e9rateur hors-sol, petite cuve souple, noue simple.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u20ac\u20ac \u2014 Transformer la gestion de l&rsquo;eau<\/strong>\u00a0(1 000 \u00e0 5 000 \u20ac) : jardin de pluie, mare, citerne en cave, toiture extensive.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u20ac\u20ac\u20ac \u2014 Cr\u00e9er une v\u00e9ritable infrastructure<\/strong>\u00a0(4 000 \u00e0 10 000 \u20ac et plus) : citerne enterr\u00e9e compl\u00e8te, toiture semi-intensive ou intensive, phyto\u00e9puration.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les points de vigilance qui valent pour toutes les solutions<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelques r\u00e8gles transversales, quel que soit le dispositif choisi :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La toiture doit \u00eatre saine.<\/strong>\u00a0Une toiture en mauvais \u00e9tat, ou certains mat\u00e9riaux (amiante-ciment vieillissant, plomb), peut contaminer l&rsquo;eau r\u00e9colt\u00e9e ; c&rsquo;est le premier point \u00e0 v\u00e9rifier avant tout projet.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>S\u00e9parer strictement les r\u00e9seaux.<\/strong>\u00a0L&rsquo;eau de pluie ne doit jamais pouvoir se m\u00e9langer au r\u00e9seau de distribution d&rsquo;eau potable ; la tuyauterie doit \u00eatre clairement identifi\u00e9e (souvent en violet ou \u00e9tiquet\u00e9e) et le raccordement au r\u00e9seau public reste recommand\u00e9 en secours.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pr\u00e9voir l&rsquo;entretien.<\/strong>\u00a0Filtres \u00e0 feuilles \u00e0 nettoyer, cr\u00e9pines, faucardage des plantes de mare ou de noue, curage occasionnel d&rsquo;une cuve : aucune solution n&rsquo;est \u00ab z\u00e9ro entretien \u00bb, le naturel pas plus que le technique.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>V\u00e9rifier primes et obligations locales.<\/strong>\u00a0Certaines communes wallonnes imposent une citerne pour tout permis, d&rsquo;autres offrent une prime \u00e0 l&rsquo;installation ; en Flandre et \u00e0 Bruxelles, l&rsquo;obligation est g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e pour le neuf. Cela vaut la peine de v\u00e9rifier avant de se lancer.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>V\u00e9rifier le sol avant d&rsquo;infiltrer.<\/strong>\u00a0Pour une noue, un jardin de pluie ou une mare, la profondeur de la nappe phr\u00e9atique et une \u00e9ventuelle pollution du sol sont \u00e0 v\u00e9rifier avant de creuser \u2014 pas seulement sa perm\u00e9abilit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Distinguer usages non potables et usages potables.<\/strong>\u00a0L&rsquo;eau de pluie se pr\u00eate tr\u00e8s bien aux toilettes, au nettoyage, \u00e0 l&rsquo;arrosage et \u00e0 certains \u00e9lectrom\u00e9nagers ; pour la boisson, la cuisine ou l&rsquo;hygi\u00e8ne corporelle, elle exige un traitement et un contr\u00f4le sanitaire nettement plus pouss\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Demander plusieurs devis.<\/strong>\u00a0Les fourchettes de prix donn\u00e9es dans cet article sont des rep\u00e8res, pas des tarifs standardis\u00e9s : pour une m\u00eame solution, l&rsquo;accessibilit\u00e9 du chantier et la difficult\u00e9 des raccordements peuvent faire varier la facture du simple au double.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">En r\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;absence de jardin n&rsquo;est pas un obstacle \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration d&rsquo;eau de pluie : une cave, un garage ou m\u00eame une terrasse suffisent pour installer une cuve, rigide ou souple, sans terrassement. Le b\u00e9ton n&rsquo;est pas non plus une obligation : c&rsquo;est un excellent choix pour une installation ambitieuse destin\u00e9e \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la maison, mais le plastique fait tr\u00e8s bien le travail pour de l&rsquo;arrosage. Et d\u00e8s qu&rsquo;on dispose d&rsquo;un peu de pleine terre, ou m\u00eame seulement d&rsquo;un toit plat, des solutions plus paysag\u00e8res comme la noue, le jardin de pluie, la mare naturelle ou la toiture v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e permettent de g\u00e9rer l&rsquo;eau autrement qu&rsquo;en la stockant, tout en apportant un vrai plus pour la biodiversit\u00e9. Le lagunage, lui, reste une r\u00e9ponse \u00e0 un autre besoin, celui du traitement des eaux us\u00e9es, et ne concurrence pas ces solutions de collecte \u2014 ni sur le principe, ni sur le budget.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et ce n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement un projet \u00e0 5 000 ou 10 000 \u20ac : la r\u00e9cup\u00e9ration d&rsquo;eau de pluie peut tr\u00e8s bien commencer \u00e0 100 \u20ac et \u00e9voluer par \u00e9tapes. Un f\u00fbt r\u00e9cup\u00e8re l&rsquo;eau ; une citerne permet de la r\u00e9utiliser dans la maison ; une noue la ralentit ; un jardin de pluie ou une toiture v\u00e9g\u00e9talis\u00e9e l&rsquo;infiltrent ou la retiennent \u00e0 la source ; une mare la rend visible et vivante. C&rsquo;est finalement le budget, le terrain disponible et l&rsquo;objectif recherch\u00e9 qui d\u00e9terminent la bonne combinaison \u2014 rien n&#8217;emp\u00eache de commencer petit et de compl\u00e9ter au fil des travaux.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sources et pour aller plus loin<\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/www.ecoconso.be\/fr\/content\/le-materiel-necessaire-pour-la-recuperation-de-leau-de-pluie\">Le mat\u00e9riel n\u00e9cessaire pour la r\u00e9cup\u00e9ration de l&rsquo;eau de pluie \u2013 \u00e9coconso<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.ecoconso.be\/fr\/content\/comment-utiliser-leau-de-pluie-au-jardin-et-la-maison\">Comment utiliser l&rsquo;eau de pluie au jardin et \u00e0 la maison ? \u2013 \u00e9coconso<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.ecoconso.be\/fr\/content\/6-bonnes-raisons-dutiliser-leau-de-pluie-la-maison\">6 bonnes raisons d&rsquo;utiliser l&rsquo;eau de pluie \u00e0 la maison \u2013 \u00e9coconso<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.ecoconso.be\/fr\/content\/citerne-eau-de-pluie-une-prime-disponible\">Citerne \u00e0 eau de pluie : une prime disponible ? \u2013 \u00e9coconso<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/guidebatimentdurable.brussels\/citerne-recuperation\">Citerne de r\u00e9cup\u00e9ration \u2013 Guide B\u00e2timent Durable (Bruxelles Environnement)<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.citerne-rain-o.fr\/blog\/ou-installer-citerne-sans-jardin\/\">O\u00f9 installer une citerne souple quand on n&rsquo;a pas de jardin ? \u2013 Rain&rsquo;O<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.pacte-ecologique.org\/citerne-eau-de-pluie-enterree\/\">Citerne eau de pluie enterr\u00e9e : b\u00e9ton ou poly\u00e9thyl\u00e8ne ? \u2013 Pacte \u00e9cologique<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.bellis-paysagiste.fr\/jardin-de-pluie-solutions-naturelles\/\">Jardin de pluie, mare naturelle &amp; solutions pour la r\u00e9cup\u00e9ration de l&rsquo;eau \u2013 Bellis Paysagiste<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/renature.brussels\/fr\/actions\/ville-eau\/amenagez-une-mare-naturelle\">Am\u00e9nagez une mare naturelle \u2013 renature.brussels<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.aquatiris.com\/en\/our-advice\/does-it-have-to-be-a-sloping-field\/\">Phyto\u00e9puration : faut-il un terrain en pente ? \u2013 Aquatiris<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/guidebatimentdurable.brussels\/toiture-verte-intensive-semi-intensive\">Toiture verte intensive et semi-intensive \u2013 Guide B\u00e2timent Durable (Bruxelles Environnement)<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/guidebatimentdurable.brussels\/toitures-stockantes\">Toitures stockantes \u2013 Guide B\u00e2timent Durable (Bruxelles Environnement)<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/territoire.wallonie.be\/storage\/territoire\/documents\/content\/publication\/spw-referentiel-eaux-pluie-9-juin-2023.pdf\">R\u00e9f\u00e9rentiel \u00ab Gestion durable des eaux pluviales \u00bb \u2013 SPW Territoire<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e8s qu&rsquo;on parle de r\u00e9cup\u00e9ration d&rsquo;eau de pluie, l&rsquo;image qui vient est toujours la m\u00eame : une grosse cuve en b\u00e9ton enterr\u00e9e au fond du jardin. C&rsquo;est une excellente solution, mais elle suppose deux choses qu&rsquo;on n&rsquo;a pas toujours : un jardin, et le budget pour un terrassement. En ville, en mitoyennet\u00e9, avec une petite cour ou pas d&rsquo;ext\u00e9rieur du tout, la question se pose &hellip; <a href=\"https:\/\/www.archiurbain.be\/?p=15485\" class=\"more-link\">Continuer de lire <span class=\"screen-reader-text\">LABONORD : L&rsquo;eau comme mat\u00e9riau d&rsquo;architecture<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[5435,81],"tags":[6286,1299,5639,5638,6285,21,6287,6280,6283,6284],"class_list":["post-15485","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-labonord","category-ecologie","tag-bassin-de-retention","tag-cave","tag-eau-de-pluie","tag-eau-grise","tag-etang","tag-jardin","tag-lagunage","tag-recuperation-eau-de-pluie","tag-sanitaire","tag-toiture-vegetalisee"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15485","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15485"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15485\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15486,"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15485\/revisions\/15486"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.archiurbain.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}